C O M P T E R E N D U



de l'assemblée générale extraordinaire de la section locale 470 du SEFPO du 19 avril 2004 à la pièce E-1150 de l'amphithéâtre technologique de La Cité collégiale.



1. APPEL À L'ORDRE



Le quorum étant constaté, le président, Fernand Bégin, déclare la séance ouverte à 16h10. Il souhaite la bienvenue aux membres du personnel scolaire et informe les membres que la réunion portera en presqu'exclusivité sur le retranchement d'un cours des différents programmes d'études postsecondaires et les effets qu'auront ces coupures sur la qualité de l'enseignement et la formation reçue par les étudiants. L'autre point qu'il aimerait voir discuter sont les différentes questions que doit analyser le Groupe de travail sur la charge de travail.

2. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR



L'ordre du jour, proposé par Lorraine Lapointe et appuyé par Michel Latreille est adopté et demeure ouvert.



3. ADOPTION DU COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE RÉUNION



L'adoption des comptes rendus des deux réunions précédentes est remise à la réunion du 3 mai 2004.



4. RAPPORT DE LA TRÉSORIÈRE



Le rapport est remis à la réunion du 3 mai 2004.



5. RAPPORT DE LA PRÉSIDENCE



Le président fait un survol des points forts du congrès du SEFPO.

La proposition de la section locale demandant la création de postes francophones à l'intérieur du SEFPO a été adoptée par l'assemblée générale des membres à Toronto.



La demande du Caucus francophone pour un budget de fonctionnement qui lui permettrait de mettre en place des outils de communication pour les membres francophones du SEFPO a été acceptée par l'exécutif du SEFPO.



L'assemblée générale a aussi adopté une résolution pour que le syndicat soit affilié à l'ACPPU (l'Association Canadienne des professeurs universitaires.) Grâce à cette affiliation nous pourrons bénéficier d'un grand nombre de services, notamment la recherche que produit cette association.



6. QUESTIONS À L'ÉTUDE



Pour commencer le président informe que la demande de révision des programmes se situe dans le contexte budgétaire et non académique. Suite à l'annonce de ces coupures, la question avait été posée à l'administration à savoir si on visait 65 cours ou une combinaison de cours et de sections. Le vice-président à l'enseignement a répondu qu'il considérait pour le moment une combinaison de cours et de sections. Une des explications données par l'administration pour justifier une telle approche vient du fait que lorsqu'il parle de leur difficulté de financement à Toronto, ils se font répondre qu'il devrait ramener la moyenne du nombre de cours de concentration du collège égale à la moyenne provinciale.



Dans les discussions avec l'administration sur les propositions budgétaires, la question fut posée à savoir combien d'employé(e)s à temps partiel se retrouvaient du côté de l'administration et du soutien, cela en comparaison avec le nombre de contractuels du côté du personnel scolaire ? Cette question revêtait une grande importance car plus de la moitié des heures de contact d'enseignement sont données par des contractuels. Une autre question leur avait aussi été posée à savoir combien de "postes équivalant temps plein" devait représenter cette coupure de 65 cours/sections.



Le syndicat a demandé à l'administration de voir dans un premier temps pourquoi La Cité collégiale avait offert ces cours aux étudiants des programmes d'études avant de décider de façon unilatérale d'en réduire le nombre. Ces cours sont en place pour une raison ? Les comités consultatifs des programmes ont certainement eu un mot à dire quant à leur existence. L'administration n'a pas été en mesure de répondre à cette question.



Un professeur mentionne que dans son secteur, l'information qui leur a été donnée fut celle que le Collège se donnait comme objectif de réduire le nombre de cours de l'ordre de 65 cours/sections. Point à la ligne. Cette personne mentionne qu'un cours de 45 heures n'a pas le même impact selon que le programme est d'une durée de un an, de deux ans ou de trois ans. Cette mesure place un certain nombre de programmes dans des situations précaires, voire intenables.



Les cours qui sont régis par des normes professionnelles ou qui sont en bas de la moyenne provinciale ne seront pas touchés par l'exercice. C'est l'ensemble des autres cours qui auront à assumer la part des coupures. Face à ces réalités, certains programmes ont refusé d'assumer l'odieux de la situation et ont remis à l'administration la décision de choisir et couper eux-mêmes ce cours de 45 heures.





Lorsqu'un professeur a rencontré sa direction au sujet de la coupure d'un cours de 45 heures, sa direction lui aurait montré la comparaison de son cours avec celui d'Algonquin. Le professeur s'est demandé par la suite si Algonquin était maintenant devenu l'expression de la fameuse moyenne provinciale ou norme provinciale ?



Un professeur mentionne que dès les débuts du collège, La Cité a commencé à couper dans les heures des programmes et que s'il ne se trompe pas, nous en sommes à la quatrième reprise de l'exercice. Ce qui fait mal, c'est que les coupures ont lieu dans les cours de spécialisation. Vouloir essayer de rattraper les collèges qui coupent dans les programmes pour équilibrer leurs budgets, ne sommes-nous pas en train de travailler à l'élimination de nos programmes ?



Un autre professeur parle des cours de formation générale et se pose la question à savoir pourquoi ces cours ne font pas partie des cours à être coupés. L'application des normes n'a pas été faite de façon équitable dans l'ensemble des programmes et maintenant certains programmes payent pour cette situation. A ce commentaire le président mentionne qu'il avait demandé à la direction comment faisait-elle la distinction entre ce qu'ils appelaient "les vrais" cours de formation générale et "les non vrais", ie ceux qui ne sont pas de vrais cours de formation générale.



Un autre point soulevé fut le nombre élevé de cours de langue à La Cité, comparativement aux autres collèges et que ce fait explique peut-être que nous avons plus d'heures de cours dans nos programmes. Le président explique l'administration a mentionné au syndicat et en réunion publique lors des présentations que même si La Cité collégiale mettait de côté tous ses cours de langue et de formation générale pour ne comparer avec les autres collèges que les cours de spécialisation, le nombre de cours de spécialisation à La Cité collégiale demeure au-dessus de la moyenne provinciale. La Cité avait encore plus d'heures de cours par programme que l'ensemble du réseau. Un autre professeur parle du fait qu'en Ontario les francophones sont minoritaires et qu'il faut tenir compte de ce fait lorsque les étudiants nous arrivent. Ces étudiants ont besoin d'un sérieux coup de pouce dans la maîtrise de leur langue maternelle.



Un professeur ajoute que La Cité fait un raisonnement additionnel en se disant que si nos diplômés veulent avoir des emplois en Ontario, ils doivent aussi maîtriser l'anglais.



Le financement a été abordé par un des professeurs. Le financement pour les étudiants n'a jamais été ce qu'il aurait du être en comparaison aux autres collèges qui étaient là depuis les débuts du système. La Cité a toujours été sous financée et a dû financer sa propre expansion. Les professeurs sont tous conscients de cette problématique mais ils se demandent pourquoi l'administration et le conseil d'administration du collège ne sont pas intervenus pour dénoncer publiquement cette situation et demander leur juste part de financement auprès des gouvernements provincial et fédéral. Il leur aurait fallu exposer publiquement cette situation.



Un point qui irrite les professeurs est que tout le travail qui a été fait avec les comités consultatifs, la révision des programmes, etc. ne compte pour rien lorsque vient le temps de faire l'exercice de couper un cours dans les différents programmes. A quoi sert tout ce travail si l'administration n'en tient pas compte ? Serait-il plus profitable au collège de couper dans le CRE en ce qui concerne la révision des normes de programmes ?



Un autre point qui est mentionné est que si les collèges ne font que couper dans les programmes pour équilibrer leur budget, cela veut dire que la moyenne provinciale ne fera que diminuer graduellement. Serons-nous toujours à la remorque de ce jeu de passe-passe ? Comment peut-on parler de qualité quand on ne fait que penser à la rentabilité ?



Un professeur se pose la question, en ironisant, qu'étant donné que le collège coupe dans les programmes, va-t-il aussi réduire de façon proportionnelle les frais de scolarité des étudiants?



La question est posée à savoir pourquoi cet empressement du collège à vouloir procéder maintenant à la réduction de cours plutôt que d'attendre en mai-juin lorsque nous ne sommes pas occupés avec la fin des classes ? Une des raisons est l'impact que ces coupures auront sur les charges de travail à assigner pour le semestre de l'automne.



Certains collèges auraient présenté un budget non équilibré. Un professeur se pose la question à savoir si La Cité ne devrait pas faire de même et présenter un budget déficitaire afin de faire pression sur le gouvernement provinciale.

Un professeur revient sur le fait que certains programmes ont été comparés avec les programmes d'Algonquin. Il se pose la question à savoir si quelqu'un à vérifié le nombre de semaines rattachés à ces nombres d'heures car Algonquin a plus de semaines d'enseignement que nous.



Une personne amène le point que certains étudiants ont eu comme réaction que les trois heures de moins dans le programme rendra la tâche plus facile pour les étudiants car cela leur donnera plus de temps pour autres choses. D'autres professeurs mentionnent qu'eux aussi ont eu cette réaction et ils se demandent d'où provient cette information. Est-ce là de la désinformation de la part de l'administration pour mieux faire avaler la pilule aux étudiants ?



Un coordonnateur parle de son malaise face à la démarche de l'administration de recourir aux coordonnateurs pour les aider à couper des cours et faire retomber l'imputabilité de ces décisions sur le corps professoral. S'il y a des reproches de la part des étudiants, l'administration n'aura qu'à dire que ces coupures ont été faites par les spécialistes du domaine et ainsi passera l'odieux de la situation sur le dos des professeurs. Le professeur continue et ajoute qu'étant donné tout le travail qu'ont du faire les programmes pour augmenter les IR, La Cité devrait pourtant pouvoir bénéficier financièrement de ce travail.



L'impact des coupures des postes de CUPs est abordé. Les professeurs et spécialement les coordonnateurs de programme ont bien peur de devoir payer cher pour cette décision. La crainte est que par des moyens détournés la vice-présidence à l'enseignement et les directions vont refiler la grande partie du travail accompli par les CUP aux professeurs et aux coordonnateurs. Les directions qui se prévalaient des postes de CUPs mentionnent qu'ils sont déjà débordés de travail et qu'ils ne voient pas comment ils seront en mesure de prendre tout le travail fait par les CUPs.



Suite à la coupure des postes de CUP, certaines directions ont proposé de redistribuer en tâches complémentaires le travail fait tout en demandant aux personnes d'enseigner plus et de ne repas recevoir de prime.



Le syndicat fait part d'une rencontre qu'il a eu avec la vice-présidence à l'enseignement pour faire part de ses préoccupations suite aux coupures des postes de CUP. Le syndicat a aussi fait part de son malaise du fait que les CUPs devaient procéder à l'élaboration des charges de travail pour le prochain semestre. Cela pourrait certainement donner apparence de conflits d'intérêts et mettre ces personnes dans des situations délicates. La vice-présidence à l'enseignement devait faire le suivi nécessaire.



Les membres présents amènent le point à savoir que nous n'entendons jamais les employeurs se plaindre que nos étudiants ont trop d'heures de cours. Au contraire, dans un article récent paru dans l'un des journaux nationaux, l'auteur faisait part du manque de préparation des étudiants. Ne serait-il pas intéressant si La Cité pouvait prendre le leadership et faire monter les standards des autres collèges à ceux de La Cité et ainsi faire de la publicité pour forcer la province à relever les contradictions que l'on vit présentement.



Dans la campagne récente de l'Association des collèges d'arts appliquées et de technologie de l'Ontario (ACAATO), l'association a fait la démonstration claire et nette que les collèges de la province étaient sous-financés. En comparaison des autres provinces canadiennes, l'ontario arrive bonne dernière au chapitre du financement des institutions postsecondaires. En effet, en Ontario le financement n'a fait que baisser alors que le nombre d'étudiants à temps plein devait continuellement augmenter. Le nombre de professeurs, conseillers et bibliothécaires à temps plein a chuté et la qualité des programmes en a souffert. Le syndicat, par l'entremise de l'exécutif de la division des CAATs, avait proposé de travailler à une campagne conjointe avec l'ACAATO, mais son offre fut refusée.



Il est proposé par Jean Jacques Fortin et appuyé par Suzanne Cormier, que le syndicat procède à l'analyse des paramètres des tâches de coordination dans le but de s'assurer que les accomplies par les CUP ne retombent pas sur les dos des coordonnateurs de programmes et services.



Avec l'accord de l'assemblée, la proposition précédente est retirée et la proposition suivante est présentée:

Il est proposé par Louise Beaulé Paquette et appuyé par Nicole Lacelle que la proposition précédente soit modifiée comme suit; que le syndicat s'assure que l'abolition des postes de CUPs n'ait aucun effet sur les tâches ordinaires des coordonnateurs de programmes et services.



Adopté à l'unanimité.



Étant donné l'heure avancée, le deuxième point qui devait être discuté est remis à la réunion du 3 mai 2004.



7. Ajournement



Une proposition d'ajournement est présenté par Benoit Dupuis et appuyé par Sonia Fecteau - adopté



La réunion prend fin à 18h13.