C O M P T E   R E N D U

 

 

 

 

 

 

De l’assemblée générale extraordinaire des membres de la section locale 470 du SEFPO le jeudi 26 janvier 2006, à 16h00, à la pièce E-1070 de l’amphithéâtre de La Cité collégiale.

 

 

1.      Ouverture de la sÉance

Le quorum étant constaté, le président, Fernand Bégin, déclare l’assemblée ouverte.  Il souhaite la bienvenue aux membres du personnel scolaire.


2.      Adoption de l’ordre du jour

Il est proposé par Jacques Surprenant et appuyé par Serge Tessier que l’ordre du jour soit adopté.

AdoptÉE

 

Le président demande s’il n’y a pas d’objection que l’on passe immédiatement aux questions à l’étude au point 12 Négociations provinciales.  L’assemblée accepte.

 

12.  NÉGOCIATIONS PROVINCIALES

 

Le président présente M. Daniel Bouchard, membre de l’équipe syndicale des présentes négociations.

 

Après avoir dressé  un bref  historique des demandes de l’équipe syndicale, M. Bouchard indique que les demandes provenant des membres rejoignent les points que le rapport Rae avait soulevés concernant la qualité de l’éducation dans les collèges communautaires de l’Ontario.

 

Suite au vote de rejet de l’offre patronale à 95%, il n’y a eu que deux jours de négociations, soit les 15 et 16 décembre 2005.  Lors de ces rencontres, il n’y a presque pas eu de mouvement.  La partie patronale a enlevé quelques irritants, mais elle maintient toujours sa position de base. Le médiateur, à la suite d’une invitation de la partie patronale, a convoqué une autre rencontre le 24 janvier 2006.  Les présidents des sections syndicales locales des différents collèges espéraient qu’une entente serait possible lors de cette rencontre.  Malheureusement, la partie patronale n’a fait que présenter les mêmes arguments que ceux du passé et elle n’a rien offert de plus de ce qui avait été mis sur la table en décembre.

 

La partie syndicale n’a pas d’autre choix que demander un mandat de grève de la part de ses membres.  Ce vote ne veut pas nécessairement dire qu’il y aura un vote de grève.  La partie syndicale a besoin d’un mandat fort et clair de la part de ses membres dans l’espoir de faire bouger la partie patronale.  Plus le vote de grève est fort, plus fortes sont les chances d’en arriver à un règlement. En effet, l’historique des différents votes de grève démontre que plus le vote de grève est fort, moins forte est la possibilité d’aller en grève.

 

Lors de la rencontre du 24 janvier, le médiateur a dit à l’équipe syndicale d’aller quérir son mandat de grève et de revenir ensuite à la table de négociations.  Le médiateur s’est présenté quelques minutes plus tard avec une demande de la partie patronale pour que des rencontres soient effectives les 16 et 17 février, à la suite du vote de grève.

 

L’équipe syndicale espère avoir un mandat fort de la part de ses membres afin de faire progresser les négociations.  Le vote de grève aura lieu le 7 février et s’il n’y a pas moyen d’avoir une entente, la grève débutera le 7 mars 2006.

 

À la suite d’une question d’un membre de l’auditoire, M. Bouchard explique que cette date a été choisie car elle donne assez de temps entre le vote de grève et la date de grève pour que des discussions sérieuses aient lieu.  L’équipe a choisi le 7 mars pour débuter la grève, date stratégique, car ce n’est pas encore la mi-session. Les notes de mi-session ne sont pas encore transmises à l’administration, donc cela donne un moyen de pression de plus.

M. Bouchard fait part aux membres que les présidents de différents collèges ont envoyé une lettre aux membres.  Cinq ou six collèges, dont La Cité collégiale et le collège Boréal, ont décidé de ne pas la distribuer. Le contenu de cette lettre s’avère de la propagande de la part de l’administration afin de s’assurer que le vote de grève ne passe pas ou tout au moins qu’il soit très faible.

 

En ce qui concerne les salaires, la partie patronale propose des augmentations de 2,4% par année sur un contrat de quatre ans.  Présentement, nous avons un écart de 16280$ par rapport à notre point de comparaison.  Avec l’offre patronale, cet écart se creuserait de 2826$.

 

Le syndicat demande des augmentations de 4,1% par année, sur un contrat de deux ans.  Ce dernier demande également l’établissement d’un échelon 21, dans l’échelle salariale, ainsi que l’abolition des deux premiers échelons.

 

Pour ce qui est de la charge de travail, la partie patronale veut revenir à l’utilisation de la moyenne.  Elle propose des projets pilotes afin d’établir différents paramètres. Elle veut avoir le droit d’assigner 44 heures à la charge de travail même en période de non-enseignement.  Les professeurs seraient obligés d’afficher leurs heures de bureau et de disponibilité, par le biais du courrier électronique. Elle demande également le droit de faire un plan de travail sur 12 mois.  Pour les facteurs de préparation et de correction, la partie patronale s’entête à ne pas accepter l’information que le syndicat a recueillie à la suite de la tenue du journal de charge de travail par ses membres et le sondage en ligne.

 

L’équipe de négociation syndicale demande que les facteurs pour la préparation et la correction soient majorés pour tenir compte de l’information obtenue par l’entremise des journaux de charge de travail tenus par les membres pendant un an, ainsi que de l’information obtenue par le sondage en ligne. Une firme externe, firme employée par les conseils scolaires, a analysé les informations recueillies par la partie syndicale.

 

 L’équipe syndicale demande aussi à ce qu’il soit stipulé dans la convention collective qu’il revient aux professeurs de choisir les types d’évaluation relatifs aux cours qu’ils enseignent. Elle a aussi ajouté un article complet traitant de la liberté académique.

 

La partie patronale a laissé entendre que toutes améliorations aux avantages sociaux seront tirés de l’enveloppe salariale.

 

Lors de la réunion du 24 janvier, la partie syndicale a posé la question concernant les 87 millions de dollars octroyés par la province. Comment est réparti cet argent? La réponse présentée est que chaque collège, sur une base individuelle, allait s’assurer de la distribution de ces fonds, à la suite d’une entente provinciale. Il revient à chaque à chaque collège de définir comment les sommes octroyées devront améliorer la qualité en matière d’enseignement.

 

Devant cette impasse dans les négociations, la partie syndicale demande un mandat fort lors du vote de grève afin de faire avancer les différents dossiers pour en arriver à une entente équitable pour les membres.

 

Le président remercie M. Bouchard pour sa présentetion.

 

3.      Adoption du compte rendu de La rÉunion du 23 novembre 2005


Il est proposé par Félix Da Matha Sant’Anna et appuyé par Léo Dupont que le compte rendu soit adopté.

 

AdoptÉE

 

4.      Questions en dÉcoulant

 

Avant de continuer, le président présente à l’assemblée les nouveaux membres dans l’auditoire.

 

12.3          L’ancienne présidente du syndicat du personnel scolaire et personnel de soutien du collège des Grands Lacs a fait parvenir une missive aux présidents des sections locales des collèges francophones, au président du Caucus francophone du SEFPO, aux présidences des équipes syndicales de négociations du personnel scolaire et du personnel de soutien, ainsi qu’aux présidences des comités exécutifs de la division du personnel scolaire et de la division du personnel de soutien,  pour les rencontrer afin d’analyser les efforts qui peuvent être entrepris pour relancer un collège francophone dans le Sud & centre Sud-Ouest de la province. 

 

Le comité exécutif de la division scolaire du SEFPO a accepté  de participer à la rencontre qui aura possiblement lieu lors du congrès du SEFPO, au mois d’avril.

 

Des membres de la communauté francophone de la région desservie a lancé le mouvement Notre Collège dans le but d’obtenir leur propre collège, administré et géré par les membres de la communauté desservie plutôt que par des membres de la communauté du nord de la province, en l’occurrence, le collège Boréal. Une pétition peut être signée en ligne pour appuyer ce mouvement.

 

12.9     Fonctions complémentaires et heures fractionnées.  L’arbitrage sur la question a eu lieu et l’arbitre s’en est tenu au statu quo. Il a basé sa décision sur ce qui se passe dans la plupart des collèges où l’administration a recours à la moyenne pour attribuer les heures vouées aux fonctions complémentaires, permettant ainsi des heures fractionnées.  

 

5.      Rapport de la TrÉsoriÈre

 

La trésorière présente son rapport du budget du 1er juillet au 31 décembre 2005.  Elle rapporte que les factures sont acquittées selon les normes et que les finances de la section locale sont saines.

 

Il est proposé par Rénald Ayotte et appuyé par Léo Dupont que le rapport soit reçu tel que présenté.

 

ADOPTÉE

 

6.      RAPPORT DES VÉRIFICATEURS

Le comité des vérificateurs, composé de M. Gérard Lafortune et de M. Daniel Morin, présente son rapport.  «Ils ont examiné tous les livres, les dossiers et les biens de la section locale.  Le rapport est le reflet exact de la condition financière des 6 derniers mois se terminant le 31 décembre 2005 et du solde bancaire à cette date. Les dépenses sont justifiées et ont été encourues pour des activités syndicales légitimes» .

 

Il est proposé par Serge Tessier et appuyé par Nicole Lacelle que le rapport soit reçu.

 

ADOPTÉE

 

7.      CORRESPONDANCE

sans objet

 

8.      INITIATION DES NOUVEAUX MEMBRES

Sans objet

 

9.      Autres questions

 

Dernière restructuration à La Cité collégiale

 

La Cité collégiale, à la suite d’une démarche unilatérale et sans consultation de la part de l’administration, a procédé à une restructuration où deux unités ont changé de secteur.

 

À la suite de cet état de fait, des membres ont approché le CEL pour présenter leurs doléances par rapport à cette question.  Cette façon de faire est loin de démontrer une politique d’ouverture, de transparence et de gestion participative.  Il est certain que l’administration a un droit de gestion, mais ce droit devrait être exercé avec plus de discernement dans une institution publique d’éducation, pensons-nous, compte tenu des impacts qu’une telle décision entraîne sur le personnel qui en fait les frais. Des membres se sont remémorés des situations similaires au temps des « familles de programmes » et des déplacements de programmes d’un secteur à l’autre.

 

L’assemblée a tenu à formuler la résolution suivante :

 

ATTENDU QUE le Collège a mis en vigueur une nouvelle structure organisationnelle, sans consultation, qui implique le déplacemement de membres du personnel scolaire de l’Institut des métiers et du Centre de ressources pour les apprenants (CRA),

 

ATTENDU QUE le CRA fait désormais partie du Secteur des Services administratifs,

 

ATTENDU QUE les membres du personnel scolaire (conseillers et bibliothécaires du CRA) se retrouvent séparés du secteur de l’enseignement, isolés, dans une structure séparée de la salle de classe et de la pédagogie, etc.,

 

Il est proposé par Diane Duplin et appuyée par Luc Rainville qu’une plainte soit déposée auprès de l’administration du Collège quant à la démarche suivie par cette dernière par rapport à la restructuration du secteur IDM et des répercussions que cela a entraînées sur les membres du personnel scolaire à temps plein du CRA, faisant partie du secteur de l’enseignement, démarche qui fait suite à une décision unilatérale, arbitraire, soudaine et sans consultation des membres du personnel scolaire touchés.

 

ADOPTÉE

 

10.  BREFS RAPPORTS DES DIRIGEANTS/COMITÉS

 

Le président fait rapport sur un certain nombre de questions. Entre autres, il attire à nouveau l’attention des membres sur la démarche suivie ou appuyée ces derniers mois par le bureau des ressources humaines dans le cas du recours au congé de maladie par nos membres. Il appert que le bureau des ressources humaines veut exercer davantage d’intrusion dans les rapports personnels et confidentiels du patient avec son médecin, allant même jusqu’à questionner la validité du certificat médical remis par certains employés. Dans un cas récent, la direction du secteur s’est même permise de téléphoner au médecin pour tenter de valider l’information … contrevenant, certes, à l’esprit de la Politique de retour au travail. 

 

Parlant de la Politique de retour au travail, le syndicat avait une entente avec les Ressources humaines et le Collège, pour que le programme soit identique à celui que la compagnie Mercer avait élaboré.  Cette entente n’est pas encore respectée et le syndicat du personnel scolaire a décidé de ne pas participer aux réunions du comité jusqu’à ce que tous les points soient réglés.

 

La question des déplacements latéraux qui deviennent des déplacements verticaux est revenue dans la discussion. Le cas du directeur des ressources humaines qui devient du jour au lendemain vice-président, cela, sans ouverture de concours, sans appel de candidature, sans comité de sélection, mais au bon plaisir de la présidence de l’institution. On est loin des principes de démocratie, d’équité en matière d’emploi et de chances égales pour tous.

 

Le syndicat s’est fait approcher par l’administration pour que les professeurs participent aux différentes initiatives en publicité et marketing lors des tournées de promotion.  Certes, le syndicat reconnaît l’importance que revêt la participation des professeurs à de tels événements. Cette participation cependant doit se faire sur une base volontaire, exempte de coercition et de pression indue de la part du collège.

 

Le responsable en chef des griefs rapporte que deux griefs syndicaux sont à l’étape de l’arbitrage.  L’un se rapporte au congé de maladie et l’autre revendique l’attribution d’un poste permanent dans un secteur.

 

Le Groupe de révision de la charge de travail [GRCT] continue de faire son travail d’analyse et de vérification.  On explique aux membres les raisons concernant le fait qu’ils doivent apposer leur signature où il y a un ou des changement sur leur FCT ou encore pourquoi ils doivent avoir un nouveau formulaire à la suite des analyses.

 

 

11. NOMIMATIONS ET/OU ÉLECTION

 

Réunions sectorielles des CAAT (division scolaire)

Il est proposé par Félix da Matha Sant’Anna et appuyé par Yvan Lachapelle que Pierre St-Gelais soit nommé comme délégué, Benoit Dupuis comme 1er substitut et Sonia Fecteau comme 2ième substitut aux réunions sectorielles.

 

Adoptée

 

Assemblées régionales du SEFPO

Il est proposé par Yvan Lachapelle et appuyé par Nicole Lacelle que Benoit Dupuis soit nommé comme délégué, Nathalie Gagnon comme 1ière substitut, et Sonia Fecteau comme 2ième substitut.

 

ADOPTÉE

 

Congrès annuel du SEFPO

Il est proposé par Denis DeCarufel et appuyé par Gaetan Rondeau que Sonia Fecteau soit nommée comme déléguée, Nathalie Gagnon comme 1ière substitut, Benoit Dupuis comme 2ième substitut, Pierre St-Gelais comme 3ième substitut ; l’exécutif pourra nommer une autre personne comme observatrice, si l’état des finances de la section locale le permet.

 

ADOPTÉE

 

12. (devancé après le point 2 de l’ordre du jour)

 

13.  Autres questions (suite)

 

Système d’évaluation du personnel scolaire par leur direction

Quelques membres de l’assemblée se posent des questions sur le processus d’évaluation des professeurs entrepris par le collège.  Le sérieux de la démarche est remis en question suite à différents commentaires provenant des directions.  Certains professeurs pensent qu’ils ne sont pas pris au sérieux lors du processus, peu importe ce qu’ils amènent comme preuve.  Les directions semblent avoir des idées et elles ne veulent pas considérer des points de vue divergeant dès leurs.

 

Il est expliqué dans le processus que les directions ne peuvent pas employer des commentaires des étudiants pour faire l’évaluation des professeurs.  Une problématique soulevée relève de la compétence des directions pour faire le travail d’évaluation.  Les membres sont invités à s’objecter si l’administration se sert des commentaires des étudiants lors des évaluations.

 

Dans un cas, un membre mentionne l’arbitraire de la démarche de la direction car cette dernière se base sur deux visites de cinq minutes en salle de classe pour rédiger son évaluation.  La démarche qui est censée être adoptée (i.e. le professeur et la direction doivent discuter et s’entendre sur la date et l’heure de la visite en salle de classe) n’est pas respectée.  Si tel est le cas, se questionne un membre, pourquoi les Ressources humaines insistent-elles pour avoir des sessions d’information sur le processus ?

 

Les membres sont informés qu’ils ont le droit d’écrire leurs commentaires à la suite de l’évaluation et qu’ils peuvent se servir de l’article 31 de la Convention collective, si nécessaire…

 

14.  LEVÉE DE L’ASSEMBLÉE

 

Denis De Carufel  propose la levée de l’assemblée à 19h12 et il est appuyé par Nathalie Gagnon.

 

ADOPTÉE [1]



[1] Compte rendu CR060126AGE_draftBD.doc